PAINTINGS

Painting entered his life almost by accident, as a way to decompress from the relentless stress of emergencies. The more extreme the situations became, the more he felt the need to retreat into this small creative bubble. Curiously, not having learned how to paint gave him a kind of freedom. He was not trying to produce “beautiful works” — that was never the goal.

Instead, he simply let color emerge, perhaps because reality, in those moments, was often anything but luminous. He painted without preconceptions, without worrying about form or result, just letting things flow out of him — fragments that, if kept inside, might have turned into hidden scars. It was less an artistic pursuit than an act of care for his mind and his soul.

For a long time, he had no intention of showing these canvases. They piled up quietly, never meant for an audience. The very idea of exhibiting felt almost indecent to him. He had no legitimacy, no credentials. He was an autodidact, and he called them “his stains” — surely not something to risk ridicule over in front of others.

And yet, as often happens, life took another turn. One day, there was a first exhibition in Panama. Then another, in New York. At that point he thought: if he must expose himself — in both senses of the word — then he might as well do it fully.


“LA PEINTURE, UN EXUTOIRE SILENCIEUX” 

La peinture est entrée dans sa vie presque par hasard, comme un moyen de décompresser du stress incessant des situations d’urgence. Plus les circonstances devenaient extrêmes, plus il ressentait le besoin de se réfugier dans cette petite bulle créatrice. Curieusement, le fait de ne jamais avoir appris à peindre lui donnait une forme de liberté. Il ne cherchait pas à produire de « belles œuvres », ce n’était jamais le but.

À la place, il laissait simplement la couleur surgir, peut-être parce que la réalité, dans ces moments-là, était souvent tout sauf lumineuse. Il peignait sans préjugés, sans se soucier de la forme ni du résultat, laissant simplement les choses s’écouler de lui — des fragments qui, s’ils étaient restés enfouis, auraient pu se transformer en cicatrices invisibles. C’était moins une quête artistique qu’un acte de soin envers son esprit et son âme.

Pendant longtemps, il n’avait aucune intention de montrer ces toiles. Elles s’accumulaient en silence, jamais destinées à un public. L’idée même d’exposer lui paraissait presque indécente. Il n’avait ni légitimité, ni références. Autodidacte, il les appelait « ses taches », sûrement pas quelque chose à risquer d’exposer au ridicule des autres.

Et pourtant, comme il arrive souvent, la vie prit un autre tournant. Un jour, il y eut une première exposition à Panama. Puis une autre, à New York. C’est alors qu’il se dit : s’il doit s’exposer, au sens propre comme au sens figuré a, utant le faire pleinement.


ABSTRACTS


PALM TREES PARADOX